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RELEVEMENT ECONOMIQUE

De la vulnérabilité à l'autonomie:

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Dans un contexte marqué par des années de conflit armé, de déplacements massifs de populations et de précarité économique, les femmes demeurent parmi les premières victimes de la crise humanitaire qui touche l’Est de la République démocratique du Congo. Privées de leurs terres, de leurs moyens de production et souvent de toute source stable de revenus, elles doivent pourtant continuer à subvenir aux besoins de leurs familles dans des conditions extrêmement difficiles.


Dans une approche durable visant à renforcer la résilience économique des femmes affectées par les déplacements forcés et les conséquences de la crise sécuritaire à l'Est de la RDC,  le projet de renforcement du pouvoir socio-économique de la femme dans les CECIF au Nord-Kivu, financé par le National Philanthropic Trust (NPT), a accompagné l’installation de deux serres agricoles modernes dans la zone de santé de Goma, au quartier Lac Vert.
 

Pendant plusieurs semaines, les équipes du projet ont travaillé à l’identification de sites sécurisés, à l’aménagement des espaces de production et à l’installation d’infrastructures agricoles modernes adaptées au contexte local. Équipées notamment de systèmes d’irrigation performants, des serres agricoles on été érigées qui permettront aux femmes bénéficiaires à se familiariser à la  production à domicile des cultures maraîchères dans un environnement protégé, tout en optimisant les rendements malgré les contraintes liées à l’accès à la terre.
 

Aujourd’hui, cinquante femmes et jeunes filles ont la possibilité d'exploiter ces infrastructures. Parmi elles figurent majoritairement des femmes déplacées internes, mais également des survivantes de violences basées sur le genre, des filles-mères et d’autres femmes confrontées à une grande vulnérabilité socio-économique. Au-delà de la simple production agricole, cette initiative leur offre une opportunité concrète de reconstruire leurs moyens de subsistance et de retrouver une certaine stabilité.
 

Les bénéficiaires ont à cette occasion entamé les premières expériences de la production maraîchères, tandis que les mécanismes de gestion collective mis en place favorisent la solidarité, la cohésion sociale et le partage des connaissances. Pour plusieurs d’entre elles, cette activité représente potentiellement bien plus qu’une source de revenus : elle symbolise un retour progressif à la dignité et à l’espoir.

 

« Depuis le début de la guerre, je n’avais plus accès à mon champ. Aujourd’hui, grâce à cette serre, je peux produire de nouveau, nourrir ma famille et envisager de vendre une partie de ma récolte. C’est une chance qui redonne confiance pour l’avenir », témoigne l’une des bénéficiaires.
 

Cette expérience a démontré que des solutions innovantes et adaptées au contexte local peuvent contribuer efficacement à l’autonomisation économique des femmes tout en renforçant leur résilience face aux crises. Les impressions confirment la pertinence de l’approche et ouvrent des perspectives prometteuses pour son extension dans d’autres communautés affectées par les déplacements et l’insécurité.


Dans une région où les défis restent immenses, ces serres agricoles peuvent  devenir ainsi des espaces de production, mais aussi des symboles d’espoir, de résilience et de relèvement pour des dizaines de femmes qui refusent de renoncer à leur avenir.

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Sauti ya Mama Mkongomani

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