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Réunion hybride de haut niveau du Conseil consultatif Femmes, Paix et Sécurité de la CIRGL : Joséphine Malimukono réaffirme le rôle stratégique des femmes dans la construction de la paix régionale
« Investir dans les femmes et les jeunes est une condition essentielle pour une paix durable, inclusive et résiliente dans notre région », Joséphine Malimukono.
Alors que la région de grands lacs est confrontée à plusieurs défis, notamment le défi sécuritaire et sanitaire avec la résurgence de la maladie à virus Ebola, la coordonnatrice de la ligue pour la solidarité congolaise LSC et présidente de la concertation de collectifs des associations féminines de la Région de grands lacs COCAFEM GL, a livré une intervention marquante mettant en lumière les acquis, les ambitions et les perspectives stratégiques du mouvement féminin régional.a tenu à porter la voix des femmes lors de e la Réunion hybride de haut niveau du Conseil consultatif pour les Femmes, la Paix et la Sécurité dans la région des Grands Lacs, consacrée à la présentation des principales initiatives régionales en matière de Femmes, Paix et Sécurité (FPS)
S’exprimant devant les membres du Conseil consultatif, les représentants des États membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), les représentants de l’union Africaine et Européene, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile, Madame Malimukono a rappelé l’engagement historique de la COCAFEM/GL en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de l’égalité de genre dans une région confrontée depuis plusieurs décennies à des crises sécuritaires et humanitaires récurrentes.
Consciente de l’importance de préparer la relève, elle a mis en avant le lancement du réseau COCAFEM/GL Youth, une initiative destinée à renforcer l’implication des jeunes dans la mise en œuvre des agendas Femmes, Paix et Sécurité et Jeunes, Paix et Sécurité.
Au-delà du constat des défis persistants – conflits armés, déplacements forcés, violences basées sur le genre, exploitation illicite des ressources naturelles et vulnérabilité accrue des jeunes face aux risques de radicalisation – Joséphine a insisté sur l’efficacité des initiatives portées par les femmes dans la prévention des conflits et le renforcement de la résilience communautaire.
Elle a rappelé que la paix durable ne peut être construite sans une participation active des communautés locales et que les femmes constituent un levier incontournable dans la recherche de solutions durables aux crises qui affectent la région.
Dans cette perspective, Madame Malimukono a formulé plusieurs recommandations stratégiques, notamment le renforcement de la participation effective des femmes et des jeunes aux processus décisionnels, l’appui aux initiatives communautaires et transfrontalières de consolidation de la paix, la promotion de l’éducation des filles, l’intégration de la santé mentale dans les stratégies de relèvement ainsi que l’accroissement des investissements en faveur de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes.
L’intervention a également présenté l’Initiative régionale pour l’opérationnalisation de la Maison de la Femme des Grands Lacs, appelée à devenir un centre d’excellence dédié à la formation, à la recherche, au plaidoyer et à la coordination des actions en faveur des droits des femmes et de la paix. Enfin, elle a souligné l’importance du développement de partenariats stratégiques innovants, notamment avec le Centre International des Femmes pour la Paix (WIPC), afin de renforcer la participation des femmes, des jeunes et des communautés aux processus de paix et de cohésion sociale dans la région.
En conclusion, Madame Joséphine Malimukono a lancé un appel fort aux États, aux institutions régionales et aux partenaires au développement afin que les femmes ne soient plus seulement consultées, mais pleinement associées à la conception et à la mise en œuvre des solutions pour la paix.